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Liste alphabétique d'autres noms propres

Sont mentionnées dans cette liste seulement les personnes les plus connues portant chacun de ces noms dans les Purānas et Upanishads. Ce sont des noms donnés à la naissance (comme les prénoms chrétiens) en fonction des horoscopes ou des surnoms acquis au cours de leur vie en raison d'un trait marquant de leur personnalité. Dans le premier cas le nom est formé de deux ou trois syllabes présentant un rapport avec les constellations (nakshatras) influantes au jour et à l'heure de la naissance. Il peut se rapporter aussi à la personnalité du père. Ceci explique par exemple qu'un certain Nahusha (roi de la dynastie lunaire) appelle tous ses fils Yati, Yayāti, Saṁyāti, Ayāti (du verbe yat: faire un effort). Cette coutume est encore suivie de nos jours. Certains noms portés par de lointains ancètres sont aussi redonnés périodiquement aux enfants d'une même lignée et c'est d'autant plus naturel lorsqu'on croit que l'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement. Des noms tels que Madhu ou Vṛṣṇi reviennent à plusieurs reprises dans la lignée de Yadu et on compte au moins trois Bharata dans la lignée lunaire. La même tendance est innée sous tous les cieux: les rois de France ne s'appelaient-ils pas tous Louis? D'autres tendances naturelles aident à identifier les personnages: 1) quiconque peut être désigné par une forme "voyellisée" du nom de son père consistant à ajouter un a à la première syllabe (Vāsudeva est le fils de Vasudeva) et parfois aussi à la dernière (Pāndava est le fils de Pāndu, Kaunteya le fils de Kuntī); 2) les noms de naissance évoquent souvent les qualités inhérentes à la caste. Ainsi un nom comportant les racines de verbe agir (kṛi), vaincre (ji), porter (dhṛi), faire preuve de courage (dhṛiṣ), char (ratha), terreur (bhī) dénonce immédiatement un kshatriya.

  • Abhimanyu: fils d'Arjuna et de Subhadrā. Il fut nommé ainsi parce qu'il était volontaire (abhi-man: penser à quelque chose à réaliser ou à obtenir), sans peur et coléreux. Son impétuosité causa sa perte, qui marqua un tournant dans la bataille de Kurukshetra (13ème jour, Drona Parva section 47) . 
  • Aditi: fille du prajāpati Daksha, épouse de Kashyapa et mère des Adityas.
  • Agastya: fils du saptarishi Pulastya. Détruit par Mahādeva, il renait au cours du présent manvantara de Varuna et Mitra: ceux-ci ayant été excités par Urvaṡī auraient fertilisé un pot de ghee. Agastya est ce sage inébranlable qui digère tout et considère "les deux côtés des choses du même œil". Cela signifie qu'il fait preuve de cette qualité essentielle du yogin qu'on nomme sama ou tulya et qui consiste à ne pas être affecté aussi bien les aspects positifs de ce que le sort lui réserve que par les aspects négatifs: "sama ṡīstoṣṇa-sukha-duhkha" identique dans le froid et le chaud, le plaisir et la peine. Ce trait de caractère ne doit pas être interprété comme de l'apathie ou de la résignation mais comme la marque extérieure du recul dont fait preuve l'hôte du cœur, l'ātman, qui ne s'identifie pas au corps qu'il habite. Son nom provient de a-ga (l'inamovible désignant une montagne), sans doute en raison d'un autre épisode de ses exploits: il obtient par la ruse que la montagne Vindhya cesse de croître pour faire obstacle à la course du soleil. Sur terre il s'est employé à civiliser les populations dravidiennes vivant au sud du mont Vindhya.        
  • Airāvata: l'éléphant issu du barattage de la mer de lait, véhicule d'Indra et géniteur de la tribu des éléphants.
  • Alamvusha (ou Alambusha): un rākshasa combattant dans l'armée de Duryodhana.
  • Ambā, Ambikā, Ambalikā: les trois filles du roi de Kāshī (capitale de Kosala) enlevées par Bhīsma pour les marier à son demi-frère Vichitravīrya.
  • Ananta: le nāga sans fin sur lequel repose Viṣṇu, aussi nommé Ṡeṣa (voir cette entrée du lexique) car il est le résidu quand l'univers est détruit.
  • Andhaka: voir Sātvata. 
  • Angada: un des singes du Rāmāyana, fils de Vāli.
  • Angāraparna: roi gandharva. Vaincu par Arjuna dans une section de l’Adi Parva, il lui offrit des destriers et il recommanda Daumya comme prêtre à Yudhishthira.
  • Angiras: celui des saptarishis qui nait de la bouche de Brahmā, origine qui le destine tout naturellement à contribuer à la création des Vedas. Outre Svādha et Satī les filles de Daksha, il épouse Ṡraddhā (dont le nom signifie foi, confiance) qui engendre l'honorable Bṛihaspati, le prêtre d'Indraloka.  Ṡraddhā est fille de Kardama né de l'ombre de Brahmā. Dans le Rig Veda Angiras est le prêtre officiant au sacrifice, le hotṛi faisant les oblations. Le nom qui a pour racine le verbe ag (se mouvoir tortueusement comme le feu, agni) devient alors commun. Dans l'hymne 31 il devient un qualificatif d'Agni lui-même. 
  • Arjuna AjRun: fils cadet de Pāndu et Kuntī, engendré par Indra. Ses autres noms sont: Dhananjaya, le conquérant des richesses; Falguna ou Phalguna, celui né sous l'ascendant de l'étoile Falguna; Gudākesha, le conquérant du sommeil (allusion à l’éveil spirituel) ou, selon d'autres, celui à l'abondante chevelure; Jishnu, l'invincible; Kirītin, celui qui porte un diadème; Kauntaya ou Kaunteya, le fils de Kuntī; Krishna, celui au teint sombre; Pārtha, génitif de Prithā, i.e. le fils de Prithā, autre nom de sa mère; Savyasāchin, celui qui tire à l'arc des deux mains; Svetavahana, celui au char duquel sont attelés des coursiers blancs; Vibhātsu, celui qui combat avec honneur; Vijaya, le vainqueur. On trouve aussi le nom Vibhātsu (dérivé de Vibhāt, le splendide) orthographié Bībhatsu et il prend alors le sens opposé de révoltant, nom qui lui va aussi très bien.
  • Aruna: l'Aurore au masculin, frère de Garuda, tous deux nés de Kashyapa et Vinata. Aruna, au teint rougoyant, est un enfant prématuré puisque, selon la légende, il sortit de son oeuf avant l'heure (Vinata était ovipare). A tout précurseur tout honneur, il annonce la venue de l'astre du jour puisque, étant son aurige, il apparait avant lui au firmament. L'aurore sous son aspect féminin porteuse de la vie, d'espoir et de richesse, se nomme Uṣā ou Uṣas. Elle est soeur des Adityas et de Rātri, la Nuit. Les Thaïs confondent la déesse Ushā (Aruni) et son pendant mâle Aruna, ce qui est une tendance assez générale chez les Buddhistes. Dans ce cas particulier, la confusion est légitime   car dans les hymnes du Rig Veda (hymne 48) elle est évoquée attelant les chevaux au char du Soleil, puis conduisant ce char, "faisant la lumière", comportement à priori masculin.     
  • Aṡvatthāma: fils de Drona et Kṛipi. Il fut nommé ainsi parce qu'il hennissait comme un cheval à la naissance. Seul point commun avec l'arbre aṡvattha, i.e. le banyan: ce dernier produit suffisamment d'ombre pour abriter les chevaux.
  • Aṡvins: Nāsatya et Dasra (cf. Garuda Pur. Ach. Kh. 139.55) les jumeaux célestes, fils de Sūrya et Samjñā, qui avaient pris la forme d'un cheval et d'une jument pour procréer. On dit que Samjñā (la profonde connaissance, la compréhension), aussi nommée Saraṇyu (celle qui se déplace rapidement: la nuée, la rivière, ou la forme femelle du vent), qui était fille de Tvashtṛi, ne pouvait plus supporter le rayonnement intense de son époux. Aussi créa-t-elle un double d'elle-même appelée Cchāyā (l'ombre) et se dissimula-t-elle sous la forme d'une jument. Vivashvat comprit la supercherie lorsque Cchāyā traita mal son beau fils Yama et il se mit à la recherche de son épouse originale. C'est essentiellement à cette forme chevaline de leurs géniteurs (aṡva est le nom du cheval qui rappelle son tempérament enjoué) que les Ashvins doivent leur nom. Ils sont les alliés d'Indra et des dieux comme le cavalier est l'allié du ratha sur son char. Cependant ce sont les Maruts qui constituent la cavalerie céleste d'Indra dans ses combats contre les Asuras. Alors que Les Vedas font l'éloge de la puissance des Maruts, dans les cas des Ashvins c'est leur bienveillance qui est vantée. Les Ashvins président à la médecine et autres sciences. Ils protègent de l'infortune et de la maladie. Leur manifestation cosmique est colorée: la teinte pastelle du firmament à l'aurore et  son embrasement au crépuscule. D'une certaine façon ces manifestations annoncent l'arrivée et le départ du char du soleil, ce qui suggère des chevaux, bien que dit-on le véhicule (tous les dieux ont un type particulier de véhicule) des Ashvins soit un char d'or (Rig Veda hymne 47). Les hymnes qui leurs sont consacrés leurs associent souvent le rishi Agastya, peut être parce que son étoile (Canopée) est aussi annonciatrice de purification, guérison, purification. D'une manière générale il n'est guère approprié de chercher des équivalents des devas dans la mythologie gréco-romaine, puisque les deux panthéons procèdent de conceptions incompatibles de l'univers. Cependant les Ashvins pourraient avoir transmis aux Dioscures deux traits de leur nature: le fait d'être jumeaux et des personnes compréhensives (fils de la connaissance) dont on implore l'assistance en cas de danger. C'est à Asclépios, fils du Soleil Appolo, qu'ils auraient transmis leur connaissance de la médecine.
  • Bāhuka : nom d’emprunt du roi Nala.
  • Balarāma: fils de Vasudeva et Rohinī et frère aîné de Krishna. Ses autres noms sont: Baladeva ou Valadeva, le vigoureux; Halayudha, le héros au soc de charrue; Sankarshana, le laboureur.
  • Bali: Daitya, fils de Virocana, qui régnait sur les trois mondes jusqu'à ce que Trivikrama (Vāmana) lui assigne pour seul domaine le Pātāla, principalement afin de lui enseigner l'humilité et de le préparer à devenir l'Indra d'un temps futur.  
  • Bhagadatta: roi des Prāgjyotishas, peuple des montagnes, résidant probablement en Himāchal Pradesh.
  • Bhagīratha: fils du roi Sagara, de la lignée d'Ikshvaku. Il obtint comme une grâce que Gangā coule sur terre. Elle porte le nom de Bhāgīrathī dans son cours supérieur (soixante-dix premiers kilomètres) en mémoire de son nom.
  • Bharadvāja: nom de deux personnes nées de Bṛihaspati, le précepteur des Adityas et prêtre des dieux. L'un était l'enfant incestueux né de Mamatā violée par son beau-frère Bṛihaspati, histoire honteuse racontée dans l'Adi Parva (section CIV). Il fut rejeté immédiatement par sa mère s'écriant "bhara dvā-ja": emporte ceci né de nous deux. Elevé par les Maruts, il fut ensuite donné comme fils adoptif au roi Bharata, renommé Vithata et devint le fondateur de la dynastie Paurava. Un autre Bharadvāja serait aussi le fils de Bṛihaspati mais loin de devenir un roi de la lignée lunaire, il aurait atteint le statut de ṛishi et son nom signifierait bharad vāja: emportant le prix, la valeur, l'énergie, l'esprit. Le ṛishi Bharadvāja reçut la visite de Rāma, Lakshmana et Sītā au début de leur séjour en exil puis il devint le père de Drona. Cette histoire est une illustration: 1) de l'aisance avec laquelle on peut interpréter différemment les noms composés de personnes en sanskrit et 2) des aspects complexes d'une personnalité (ici celle de Bharadvāja mais aussi de son père). Bharadvāja est avant tout le nom d'un clan de brāhmanas issus d'Angiras, comme Bhrigu est le nom de ceux issus du prajāpati Bhrigu.  
  • Bharata: roi dont on dit peu de chose dans le Mahābhārata (Adi Parva section LXIX). Il était le fils du roi Duṣyanta, de la lignée lunaire, et de Ṡakuntalā, fille du sage Vishvamitra et de la gandharva Menaka. Les malheurs de Ṡakuntalā inspirèrent bien des poêtes, dont le célèbre Kālidāsa. Duṣyanta ne voulait pas reconnaître ce fils pour le sien en raison de l'ascendance gandharva de sa mère (ils n'ont pas la même notion du dharma que les humains et s'unissent librement). Une voix divine lui dit qu’il devait le faire et que ce fils devait être nommé Bharata: le chéri. Une analyse moins poétique mais tout aussi honorable de ce nom donne comme traduction: celui qui œuvre à maintenir le bien-être son peuple. Il est considéré comme une aṁṡa de Viṣṇu (ce qui fait des Bhāratas un peuple élu!). Le nom de son père Duṣyanta lui fut sans doute donné en raison de son comportement envers Ṡakuntalā, puisqu'il signifie le pécheur, impur, corrompu, fautif (du verbe duṣ).
  • Bharata: fils du roi Daśaratha et de son épouse Kaikeyī, frère de Rāma de la lignée d'Ikshvāku. Il désapprouva sa mère pour avoir exigé du roi Daśaratha qu'il exile son ainé et donne le trône à son fils Bharata. Puis il administra le royaume en portant la sandale de son frère sur la tête pendant les 14 années de son exil.
  • Bhīma: deuxième fils de Pāndu et Kuntī, engendré par Vāyu. Son nom complet est Bhīmasena (terrible armée) et il est aussi couramment appelé Vrikodara (l'ogre).
  • Bhīma : roi des Vidarbhas, père de Damayantī.
  • Bhīshma: fils du roi Shantanu et de la déesse Gangā. Il était l'incarnation de Dyu, l’aîné des Vasus. Devavrata est le nom qui luis fut donné à la naissance: celui qui observe un vœu - voir Adi Parva section XCIX.
  • Bhoja: nom d'une dynastie issue du roi Shini dans la branche Sātvata des Mādhavas, i.e. rameau secondaire des Mādhavas. Shini eut pour fils Bhoja, qui lui-même eut pour fils Hridika. Hridika eut quatre fils: Shurasena, Kritavarman, Satadhanu et Devamirka. Shūrasena épousa Mārishā et en eut 10 fils qui sont: Vasudeva, Devabhāga, Devasrava, Anaka, Srinjaya, Syāmaka, Kanka, Smaika, Vatsaka, Vrika. Ils eurent aussi 5 filles: Prithā (qui épousa Pāndu), Srutadeva, Kiriti et Suta (qui épousa Damaghosha, roi de Cedi, et eut pour fils Shishupāla).
  • Bhṛigu : prajāpati, né de l'organe mental de Brahmā, géniteur du clan de brahmins du même nom et réputé comme juge des activités des dieux. 
  • Bhūminjaya: le jeune fils du roi Virāta, aussi appelé Uttara, qui subit l'entraînement d'Arjuna au dur métier de kshatriya.
  • Bhurishrava: fils du roi Somadatta et prince du royaume de Valhika (ou Balhika).
  • Bṛihadashva: le rishi qui raconta l’histoire de Nala et Damayantī à Yudhishthira.
  • Bṛihadratha: roi considéré comme le fondateur de la lignée Magadha, demi-frère de Satyavatī
  • Bṛihaspati: le seigneur de piété, ou le chef de la famille des brāhmanas puisque le mot a comme Brahman pour origine le verbe bṛih (signifiant croître, s'étendre) suivi de pati (le maître de maison, le chef de famille). Il est fils d’Angiras et occupe pour fonction celle de précepteur et prêtre des devas. Au firmament il se matérialise dans la planète Jupiter.
  • Budha: le patriarche de la lignée royale lunaire dans le Bhārata varsha.  Il naît de l'union illégitime de Chandra (Soma) et Tārā, l'épouse de Bṛihaspati. Ainsi l'enfant du péché s'appelle sagesse! 
  • Cedi (prononcer le c "à l'anglaise" tch): nom d'une dynastie issue du roi Vidarbha, fils de Jyamagha, 12ème descendant en ligne directe de Kriostā l'ancêtre Yādava.
  • Cekitāna: roi des Kaikeyas, fils de Dhristhaketu et petit-fils de Shishupāla, tous deux rois des Cedis.
  • Citrangada: premier fils de Shantanu par Satyavatī, cadet de Bhīshma.
  • Citrasena: roi gandharva, ami d’Arjuna, qui se bat avec lui dans le Vāna parva.
  • Dānava: nom des fils de Kashyapa et de Danu, une des filles de Daksha. Les Dānavas constituent une des deux lignées d'asuras.
  • Daitya : nom des fils de Kashyapa et Diti, autre fille de Daksha. Les Daityas sont les grands asuras ayant participé entre autres au barattage de la mer de lait et dont les principaux sont Bali, Bala, Pāka, Namuchi, Jambha, Maya, Vritra.
  • Daksha: Celui qui est expert, adroit, nait du pouce droit de Brahmā au début de chaque création (au cours du premier manvantara), juste après les quatre sages Sanaka, Sananda, Sanātana et Sanatkumāra et Rudra. Il est le prajāpati qui s'acquitte de la tâche que Rudra refuse: générer les créatures. Selon certains Purānas son épouse serait née du pouce gauche de Brahmā, mais selon la plupart des autres, Daksha l'engendre par sa propre volonté. Il renait des Prachetas et de Mārishā et, suivant la consigne de Vishnu, engendre alors de nombreux enfants par voie sexuée. L'histoire de cette procréation n'est pas sans contradictions au sein d'un même Purāna. Pour n'en référer qu'au seul Bhagavata Purāna, son épouse Prasūti, fille de Svayambhuva Manu, lui donne 16 filles. Il en accorde 13 à Dharma, 1 à Agni, 1 aux Pitris et 1 à Shiva (section 4.1). Mais dans une autre section (4.6) c'est son autre épouse nommée Asiknī, fille de l'asura Pancajana, qui lui donne 10 000 fils et surtout ces 60 filles qui font tant parler d'elles en engendrant les différents types de créatures. Il en accorde 10 à Dharma, dont une nommée Vasu qui engendre les 8 dieux Vasus (y compris Agni). Il en accorde 13 à Kashyapa dont la progéniture est détaillée par ailleurs (voir entrée Kashyapa). Il en accorde aussi 27 à Soma connues sous le nom de Nakshatras. Enfin il accorde aussi 6 de ses filles aux sages Bhūta, Angiras et Kṛiṡāṡva. C'est l'épouse de Bhūta qui donne naissance aux Rudras.  Svadhā l'une des deux épouses d'Angiras donne naissance aux Pitris et l'autre Satī est la mère symbolique de l'Atharva Veda.  
  • Damayantī : fille du roi Bhīma de Vidarbha, épouse du roi Nala, qui restera dans les mémoires comme celle qui pleurait dans la forêt, abandonnée par son époux avec un demi-vêtement.
  • Danu: fille de Daksha et épouse de Kashyapa, mère d'une lignée d'asuras nommés Dānavas.
  • Dasharatha: roi de la lignée solaire d'Ikshvāku, petit-fils de Raghu et père de Rāma, à ne pas confondre avec le Dasharatha de la lignée Yādava, ancêtre de Krishna. Son royaume s'appelait Kosala et la capitale en était Ayodhyā.
  • Devakī: fille de Devaka, qui était le frère du roi Ugrasena. Devakī était une des épouses de Vasudeva et la mère de Kṛiṣṇa.
  • Devavrata: fils de Shantanu et Gangā, nom originel de Bhīsma.
  • Dhārtarāshtras: ce nom est le génitif de Dhritarāshtra et désigne les cent fils de ce roi et, par extension, le clan des Kauravas au cours de la guerre. La liste complète de leurs noms est donnée dans l'Adi Parva section CXVII.
  • Daruka: l'aurige de Krishna.
  • Dashārha: ancêtre de Krishna.
  • Dhaumya: brahmin, prêtre des Pāndavas.
  • Diti: fille de Daksha, épouse de Kashyapa et mère des Daityas.
  • Dhṛiṣṭadyumna: fils du roi Drupada et frère de Draupadī. Il est né avec une armure et des armes, intrépide et confiant (dhrishta), en majesté (dyumna).
  • Dhṛiṣṭaketu: roi des Chedis, fils de Shishupāla.
  • Dhṛitarāshtra: fils de Vyāsa et Ambika. Il supportait (dhrita) un empire ou une nation (rāshtra).
  • Drupada: fils de Pṛiṣata, roi de Pānchāla, ayant aussi pour nom Yājnasena, père de Draupadī. Son deuxième nom peut être traduit approximativement par armée de la dévotion ou armée du sacrifice.
  • Draupadī: fille de Drupada et épouse des cinq Pāndavas. Elle fut surnommée Krishnā par les brahmins à la naissance et portait aussi pour noms Yājnasenī, la fille du roi Yājnasena, et Pānchālī, la princesse du royaume de Pānchāla.
  • Drona: fils du brahmin Bharadvāja, né dans un pot (drona). Il fut le précepteur des Pāndavas et Kauravas.
  • Duhśāsana ou Dushāsana (parfois aussi Dushādana): frère cadet de Dhuryodana, celui qui essaie de dévêtir Draupadī au cours du Sabhā Parva et que Bhīma déteste le plus. Son nom a un rapport avec la traite des vaches (duh).
  • Durmashana: fils de Dushāsana et petit-fils de Dhritarāshtra, dont le nom signifie l'insupportable.
  • Duryodhana: l'aîné des cent fils de Dhritarāshtra. Il est parfois appelé Suyodhana, celui qui aime la guerre. Son nom de naissance signifie difficile à vaincre, mais si on appuie sur le u il devient une insulte. En fait Su et Duh sont le contraire l'un de l'autre. Tous ses frères ont un nom commençant par duh: ils sont mauvais.
  • Eklavya: fils du roi des Nishadas, Hiranyabhanu. Drona lui imposa de se couper le pouce droit pour avoir profité de ses leçons de tir à l'arc.
  • Gada: un des fils de Vasudeva, frère de Krishna.
  • Gādhi: roi de la lignée lunaire qui eut pour fils le sage Viśvāmitra et pour fille Satyavati, qu'il donna en mariage au sage Ṛicīka, lequel donna naissance à Jamadagni qui à son tour eut pour fils Paraśurāma.
  • Gāndhara: royaume de l'ouest du Penjab, le long de l'Indus. Ses représentants les plus notables dans le Mahābhārata sont: Suvala, Shakuni, Chitrasena, Vrishaka et Brihadbala.
  • Gāndhārī: fille de Suvala roi de Gandhara et épouse de Dhritarāshtra.
  • Ganesha: fils de Pārvatī, qui se vit couper la tête par Shiva pour lui avoir manqué de respect, puis affubler d'une tête d'éléphant. Vyāsa lui demanda d'être son scribe pour écrire le Mahābhārata. Son nom signifie le seigneur des Ganas (littéralement le troupeau), qui sont la multitude des créatures bizarres hantant la nature, goblins, lutins et autres fantomes, que Shiva accepte pour suite parce qu'il est le protecteur de toutes les créatures. Or Krishna dit dans la Gītā: ce sont les personnes tāmasa qui vénèrent les ancètres, les fantômes et les ganas; puisqu'elles ont une préférence pour ceux-ci, après leur mort elles vont donc vers leur domaine. Pour mieux comprendre ce que représente Ganesha il est intéressant d'écouter l'histoire de sa naissance. C'est Pārvatī seule qui dans son bain prend l'écume flottant à la surface, composée des particules mortes de sa peau etc… et modèle un corps auquel elle donne vie, sans la moindre intervention de son époux. Puis elle demande à son fils de garder la porte de son palais et de ne laisser personne entrer. Il se consacre très sérieusement à sa tâche et n'hésite pas à interdire l'entrée du palais à Shiva, qui lui coupe la tête pour cet affront. Nombreux sont ceux qui vénèrent Ganesha et il est recommandé dans les Purānas de le servir en premier lors des pujas et sacrifices car c'est un bon fils et un allié de poids pour parvenir à ses fins dans toute entreprise: un éléphant fonce à travers la forêt en dévastant tout sur son passage, il peut porter de lourdes charges et malgré sa puissance il est généralement plein d'égards pour les humains. Il représente aussi l'hospitalité, ce qui est un trait d'humour sans aucun doute en référence au bon accueil fait à son père. En dépit de cette popularité, je ne peux m'empêcher de conclure que Ganesha (ou Ganapati) est le dieu des petits riens, qu'on vénère en espérant qu'il va payer la note de téléphone.               
  • Gangā: la rivière de la pureté, née du pied de Vishnu (Bhāgavata Purāna V-17). Svarga-Gangā, Alakananda et Mandākini sont les noms de la Gangā céleste, Bhu-Gangā celui du Gange terrestre, Pātālāgangā, Prabhāvathī et Vaitaranī ceux de la Gangā qui coule au royaume des pitris. Bhāgīrathī est le nom du Gange terrestre de sa source jusqu'à Devprayag. Gangā fut la mère de Bhīshma.
  • Garuda: fils de Sūrya (ou selon certains de Kashyapa), géniteur de la tribu des aigles et véhicule de Vishnu. En conséquence de ce rôle, il est appelé Harivāhana, le porteur de Vishnu. Son frère incomplet est Aruna, l'aube et l'aurige du char de Sūrya.
  • Gayā: un démon qui commit l'erreur de s'approprier ce qu'il avait auparavant l'intention d'offrir à Shiva à titre d'offrande rituelle. Vishnu sous sa forme Gadādhara l'assomma de sa masse et son squelette constitua les fondations de la ville de Gayā (lieu de pèlerinage pour des rituels d'offrande dans l'Etat du Bihar en Inde). Tout, notamment la nourriture, doit être offert rituellement avant d'en jouir; alors faire le contraire est bien entendu un sacrilège.     
  • Gāyatrī: personnification du mantra par excellence, que l'on doit prononcer au lever du soleil (ou aux trois "intervalles" du lever, de l'apogé et du couchant) pour affirmer sa foi. La Gāyatrī exprime le vœu que la lumière divine symbolisée par le soleil éveille notre intelligence à la compréhension de la Vérité. Ce mantra exemplaire se comporte de trois fois huit pieds et constitue le prototype de la versification typique du Sāma Veda. Il est d'usage de prononcer en préliminaire le Praṇava "Aum" et les Vyahṛitis "Bhūr Bhuvar Svar ", lesquels ont un sens mysthique qui peut être conçu à plusieurs degrés: (i) les trois sphères d'existence de la terre, de l'atmosphère et de l'éther où séjournent respectivement les hommes, les Gandharvas et les dieux; (ii) les trois sphères de manifestation de la māyā divine que sont la matière, l'énergie et l'esprit (auxquels correspondent aussi les trois guṇas).       
  • Ghatotkacha (ou parfois Ghatotchaka): fils de Bhīma et de Hidimbā, femme rākshasā.
  • Hanumān: fils de Vāyu dans la tribu des singes. Hanumān est celui qui retrouva Sītā et brûla Lanka.
  • Hayagrīva: forme de Vishnu à cou ou tête de cheval, qui récita les Vedas à Brahmā après qu'ils eurent été perdus. Mais dans d'autres Purānas un Daitya tué par l'incarnation Matsya porte ce nom (Gar Pur. Acara Khanda 142.3).
  • Himavat: le roi des montagnes, personnification des Himalayas, père de Parvatī.
  • Hiraṇyākṣa: "l'œil d'or", l'un des deux fils les plus célèbres de Diti avec son frère Hiraṇyakaṡipu. Cet asura est tué par la manifestation de Viṣṇu sous la forme d'un sanglier, Varāha. 
  • Hiraṇyakaṡipu: fils de Kaṡyapa et Diti, asura tué par la manifestation de Viṣṇu sous la forme d'un homme-lion, Narasiṁha.
  • Ikshvāku: un des dix fils kshatriyas de Manu, fondateur de la lignée solaire.
  • Indrajit: le fils de Rāvana, qui était le plus redoutable guerrier de son père car il ne pouvait être vaincu s'il avait fait un homa sacrifice avant le combat. Son nom signifie qu'il avait vaincu Indra. Il n'en périt pas moins d'un flèche de Lakṣmaṇa, avec l'aide d'un subterfuge des singes qui l'empéchèrent de faire son sacrifice rituel. Mais c'est lui aussi qui auparavant avait blessé mortellement le même Lakṣmaṇa, à la suite de quoi Hanūmān avait dû voler jusqu'à l'un des plus hauts sommets des Himalayas pour en ramener des herbes médicinales. Qui oserait encore prétendre que la loi du karma est une fable après anvoir entendu cela?       
  • Indrasena: l'aurige de Yudhishthira.
  • Jāmbavān: le roi des ours dans le Rāmāyana.
  • Janaka: roi de Mithila, père adoptif de Sītā, roi très vertueux.
  • Janamejaya: fils du roi Parikshit, petit-fils d’Abhimanyu et arrière petit-fils d’Arjuna.
  • Jaṭāyu: le roi des vautours qui se sacrifia pour sauver Sītā. "Une âme pieuse et vaillante pratiquant la vertu" dit Rāma en éloge funèbre (Aranyakānda 68-24)
  • Jayadratha: fils de Vriddhakshatra, roi de Sindhu. Il tenta d’enlever Draupadī.
  • Kadrū: fille de Daksha et épouse de Kashyapa, mère des serpents.
  • Kaikeyas (Kekayas): peuple de pasteurs de l'ouest du Penjab. Cinq des princes Kaikeyas, qui étaient les fils de la sœur de Kuntī et donc cousisn gemrains des Pāndavas, combattirent avec eux à Kurukshetra. Les autres menés par Chekitāna combattirent pour les Kauravas.       
  • Kaikeyī: deuxième épouse du roi Daśaratha, mère de Bharata (le frère de Rāma). Elle avait sauvé son époux alors qu'il était blessé sur le champ de bataille et il lui avait promis d'accomlir le vœux de son choix. Plusieurs années après elle lui demanda d'exiler son ainé Rāma au bénéfice de son fils Bharata.  
  • Kāma: dieu du désir. Il est également nommé Kandarpa (kam-darpa), l'insolent qui enflamme même les dieux, et Pradyumna, le plus puissant. Un des impairs de Brahmā peut-on penser, car il naquit de son cœur.
  • Kāmboja: peuple vivant au delà de l'Indus et faisant partie de ces Vahlikas ayant des affinités culturelles avec les Indo-Aryens. Dans le cas des Kāmboja, les éléments d'information disponibles (langage, religion) indiquent qu'ils faisaient partie de la branche iranienne de la famille aryenne.
  • Kaṁsa: fils du roi Ugrasena dans une des branches Sātvata de la lignée des Yādavas. Il était cousin de Devakī et l'oncle maternel de Kṛiṣṇa.
  • Kanika: brahmin, conseiller politique de Dritharāshtra.
  • Karṇa: le premier fils de Kuntī engendré avant son mariage par Sūrya, donc demi-frère des Pāndava. Il fut adopté par le sūta Ădhiratha et son épouse Rādhā, d'où ses noms de fils d'Ădhirata, fils de sūta et Rādheyā. Ses autres noms sont: Vrisha, le taureau; Vasushena, né avec l'abondance; Vaikartana signifiant à la fois fils de Vikartana (un des noms Sūrya) et celui qui a abandonné son armure naturelle. Ădhiratha descendait lui-même d'un certain Anu, fils de Kuruvaṁṡa et petit fils de Madhu dans la lignée de Vṛiṣṇi.
  • Kārttavīrya Arjuna: roi des Haihayas, une branche de la tribu Yādava qui vivait sur les bords de la rivière Narmadā. S'étant attiré la grâce de Dattātreya, il fut doté de mille paires de bras qui repoussaient au fur et à mesure qu'on les coupait, d'où son surnom de Sahasrārjuna. Un de ses exploits est d'avoir donné une leçon de modestie à Rāvana, le rakshasa aux dix têtes. Les monstres ne manquaient pas en ce temps là. Arjuna commit l'erreur de s'en prendre au sage Jamadagni dont il convoitait la vache. Or le fils de ce saint homme était l'irrascible Parashurāma, qui saisit sa hache et partit en guerre contre Arjuna et toute sa descendance et les extermina. Cette histoire fait partie de la série de sagas se déroulant au sud des monts Vindhyas, autrement dit dans les territoires non civilisés pour la communauté (Aryenne, Bharata) parlant le sanskrit et de nos jours l'hindi vivant dans la plaine gangétique. Elle figure pourtant dans le Bhāgavata Purāna (section 9.15).     
  • Kārttikeya: fils de Shiva, général des armées célestes. Ce nom signifie celui qui a les Pléiades (Krittikā) pour nourrices. Comme elles sont au nombre de six il a six têtes pour les têter. Ses autres noms sont: Kumāra le prince, Guha celui qui était caché, Skanda des bambous dans lesquels il était caché, Visākha, Sanmukha (voir Matsya Purana 158-159).
  • Kaṡyapa : fils du saptarishi Marīchi et de Kalā, père des Adityas, Daityas et Danavas par ses épouses Aditi, Diti et Danu. Donc Kashyapa est le prajāpati des hôtes célestes. Mais il est aussi celui de nombreuses autres "tribus de créatures", excepté les êtres humains, par ses onze autres épouses filles de Daksha: Kadrū mère des serpents, Vinatā mère des aigles, Tāmrā des autres oiseaux de proie, Patangī des plus petits oiseaux, Yamini des sauterelles, Timi des animaux aquatiques, Surabhi des vaches et autres ruminants à sabots fendus, Saramā des grands carnivores, Surasā des yakshas et rākshasas. Que serait la création sans Kashyapa!
  • Kaurava: génitif du nom du roi Kuru, désignant tout membre de sa lignée, mais les Kauravas sont aussi appelés plus simplement les Kurus. Souvent dans le Mahābhārata ce nom prend le sens plus restrictif de ceux qui appartiennent à la lignée de Dhritarāshtra et leurs alliés pendant la guerre, par opposition aux alliés des Pāndavas.
  • Kausalyā: une des trois épouses du roi Dasharatha, mère de Rāma.
  • Keshin: c'est un nom du cheval, celui aux beaux cheveux. Un démon tué par Krishna dans son enfance avait pris l'aspect d'un cheval en raison de sa nature très énergique. Krishna porte aussi le nom de Kheshava parce qu'il a de beaux cheveux bouclés.
  • Kīcaka: commandant des armées du roi Virāta et frère de l'épouse du roi, Sudeshnā.
  • Kosala: royaume des descendants d'Ikshvāku, dont Dasharatha et Rāma.
  • Kotika: fils du roi Suratha de Shivi, beau parleur accompagnant Jayadratha lors de sa tentative d’enlèvement de Draupadī.
  • Kṛipa: fils de Shāradvat (Mahābhārata Adi Parva section 130) aussi nommé Satyadhṛiti (rajarshi de la lignée Pāncāla - Garuda Pur. Acara. Kh. 140. 21). Il naquit d'un buisson de bruyère après que le ṛishi eut été sexuellement excité par l'āpsara Janapadi (autre nom d'Urvaśī). Adopté par Shantanu, il fut nommé ainsi par pitié (kripa). Il devint le précepteur des Kauravas. Il était aussi appelé Gautama, du nom de son grand-père Gotama (sans doute du côté maternel, si Satyadhriti était un Pāncāla)   
  • Kṛipi: sœur jumelle de Kripa, épouse de Drona. 
  • Kritavarmān: fils de Hridika et roi des Bhojas.
  • Kshatradharman: fils de Dhrishtadyumna et prince Pānchāla.
  • Kshatradeva: fils de Shikhandīn et prince Pānchāla.
  • Kubera (Kuvera): raksha fils de Vishrāvan (celui qui fait couler beaucoup de sang), d’où son nom de Vaishrāvan, élevé au rang de divinité de la richesse. Kubera serait né une première fois de Brahmā mais se serait montré avare lorsque Utathya, le frère de Brihaspati et l'époux de Mamatā, lui demanda son dakṣiṇa pour avoir été son guru. Il le réduisit en cendres et le condamna à renaître parmi les rakshas, et ainsi accomplir sa destinée puisque par définition les rakshas sont associés à ce qui se garde (verbe raskh): les gardiens de richesses ou bien, au contraire, ceux dont il faut se garder. Car c'est ainsi également que Kubera eut le malheur d'être le demi-frère de Rāvaṇa, Kumbhakarṇa et Vibhīṣaṇa. On sait que le premier des trois lui vola son char aérien Pushpaka. Mais ne convient-il pas de se garder de Kubera qui a pour autre véhicule usuel le dos des hommes? Il s'agit bien entendu d'une métaphore pour exprimer que la convoitise et l'avarice sont des fardeaux pesants.       
  • Kumbhakarṇa: frère de Rāvaṇa qui avait fait le vœu de dormir lorsque Brahmā lui avait proposé de lui accorder une grâce. D’où son nom de sourd comme un pot. Chaque fois qu'il se réveillait il avait un appétit féroce et Rāvaṇa devait se démener pour le rassasier. Ainsi les 3 frères étaient une parfaite illustration des 3 guṇas: l'ainé Rāvaṇa était débordant d'énergie, de passion pour les femmes et pour le pouvoir, le second Kumbhakarṇa se livrait passivement aux plaisirs et le cadet Vibhīṣana était vertueux. Kumbhakarna dévorait les singes au cours des combats lorsqu'ils prirent d'assaut la ville de Laṅkā. Mais il n'avait pas un mauvais fond et désapprouva son frère lorsqu'il enleva Sītā. 
  • Kuntī: fille de Shūrasena et sœur utérine de Vasudeva, dans le clan Vrishni. Son nom de naissance était Prithā et on la nommait Kuntī parce qu'elle avait été adoptée par le cousin de son père, Kuntibhoja, roi des Kuntis et des Bhojas.
  • Kuntibhoja: cousin de Shūrasena, roi des Kuntis et des Bhojas, père adoptif de Kuntī.
  • Kuru: descendant de Puru et Bharata dans la lignée lunaire, fils de Samvarana et Tapati. On lui doit le nom de Kurukshetra où il fut le premier homme à labourer (krish) un champ (kshetra) pour préparer le lieu d'un sacrifice (où dans un esprit de sacrifice). Contribuant ainsi à la sédentarisation de l'espèce humaine et valorisant le goût pour le travail (le verbe kṛi signifiant travailler se conjugue sous les formes "voyellisées" karoti kurute et à la 2eme personne de l'impératif: kuru) Kuru est le héros de la civilisation.   
  • Lakṣmaṇa: fils du roi Daśaratha et de son épouse Sumitrā, frère de Rāma de la lignée d’Ikshvāku, incarnation partielle de Vishnu, qui choisit d'accompagner son frère ainé en exil tandis que son jumeau Ṥatrugna restait à Ayodhya avec Bharata. Lakśmaṇa était aussi le nom donné par Duryodhana à son fils. Le nom de Lakṣmaṇa, tout comme celui de Lakṣmi la compagne de Vishnu, signifie qu'ils sont des signes de bonne augure. C'est Lakśmaṇa qui tue le plus terrible démon de Lanka, l'ogre Indrajit fils de Rāvana.  
  • Lomasha: rishi qui rendit visite à Indra puis à Yudhishthira dans le Vāna parva.
  • Mādhava: nom de la lignée de Madhu, incluant les Sātvatas et les Vrishnis.
  • Madhu: son nom signifie le plaisant. Il était l'un des mille fils du roi Arjuna de la lignée de Yadu qui combattit Purushorāma et un des cinq survivants. Madhu eut cent fils et ses descendants sont les Mādhavas. Madhu était aussi le nom d'un asura qui vola les Vedas et fut éliminé par Vishnu sous sa forme Hayagrīva.
  • Mādrī: deuxième épouse de Pāndu, mère de Nakula et Sahadeva.
  • Magadha: lignée secondaire des Kurus issue d'un des fils de Kuru nommé Sudhanu ® Suhotra ® Chyavana ® Kriti ®Uparicara Vasu (père de Sayavatī) ® Brihadratha. Leur royaume était situé dans l'actuel Bihar. Les membres de cette lignée participant à Kurukshtra sont Jayatsena et Jalasandha. Magadha devint célèbre 700 ans plus tard lorsque son roi, Ashoka unifia le Bharata-varsha et devint empereur, mais il n'était pas un descendant de Brihadratha. 
  • Manu: c'est un nom générique des géniteurs de la "tribu" des hommes au cours de chaque journée de Brhamā. Leur progéniture, i.e. les êtres humains, sont appelés les mānavas et aussi parfois manushas. Le mot français humain provient directement de mānava. Les Manus sont au nombre de 14 au cours de chaque kalpa et chacun règne pendant 77 mahayuga, ce qui en fait 994 au total (+ 6 au cours desquels Brahmā doit bailler en se réveillant). Le premier, Svayambhūva Manu naît à l'aube de chaque kalpa par une sorte de parthénogenèse de Brahmā, ainsi que son épouse Shatarūpā, après que Brahmā ait conçu les saptarishis, prajāpatis et Rudra. Svayambhūva Manu et Shatarūpā initient la procréation par voie sexuée. Son nom signifie celui qui est né de Svāyambhu, i.e. Brahmā. Vaivashvata Manu est le 7eme de chaque série et l'actuel; il naît de Vaishvata, i.e. Surya. 
  • Mārkaṇdeya: fils de Mṛicanda dont on sait peu de choses sinon qu'il était du clan de Bhṛigu. Du ṛishi Mārkandeya on sait qu'il a vécu à la cour du roi Dasharatha, qu'il rendit visite à Yudhishthira pour lui raconter les histoires de Rāma et de Sāvitrī et qu'il est l'orateur du Mārkandeya Purāna qu'il raconte à cet autre sage du nom de Jaimini. Le contenu et le plan de ce Purāna diffère notamment des autres.Entre autres caractéristiques, il rapporte des histoires qui à priori sont originaires du sud de l'Inde, dont celle de Durga Devi.    
  • Mārīca: (le c se prononce ch même devant un a) un ogre à la diète selon Valmiki toujours plein d'humour (Aranyakhanda section 35), dont le nom rappelle que (aussi curieux que cela puisse paraître) les ogres sont des descendants du sage Marici. Rāvana lui demanda de prendre la forme d'un daim au pelage doré pour exciter la convoitise de Sītā et attirer Rāma à sa poursuite dans les bois pendant que Rāvana enlevait Sītā. Mārīca fit alors un portrait très élogieux de Rāma avant de s'exécuter et d'y laisser la vie.
  • Marīci: l'un des sept grands ṛishis, issu du mental de Brahmā. Marīci est le père de Kashyapa et le grand père des Maruts.
  • Maruts: les divinités représentant les aspects violents et terrifiants des vents ou des éléments, au nombre de 49 soit 7 fois 7. C'est le nombre de fois qu'Indra aurait coupé le fétus d'un asura que portait Diti, alors qu'il était dans sa matrice, parce qu'elle avait formé le projet que son enfant tuerait Indra (Bhāgavata Purāna 6.18). Chacun des morceaux étant né en dépit de ce traitement devint un compagnon de combat pour Indra, contrairement aux attentes de sa mère. D'asuras ils devinrent suras. Les Maruts sont souvent évoqués dans les cantiques du Rig Veda comme de puissants guerriers accompagnant Indra, ou lui reprochant sa cruauté, et leur course est comparée à celle du daim tacheté appelé ruru. La raison n'est pas sans rapport avec l'étymologie: bien que beaucoup cherchent à donner aux noms de Marīchi et des Maruts un sens en rapport avec la lumière, il parait évident qu'ils proviennent du verbe mṛic signifiant heurter (et proche de mṛi signifiant mourir) et le gibier se dit mṛiga (issu du verbe mṛig aussi proche et signifiant chasser) . On leur associe souvent les Rudras qui sont aussi des dieux turbulents, émanant de Shiva.
  • Mātali: l'aurige d'Indra.
  • Maya: un Dānava ayant des talents en architecture (Sabhā Parva).
  • Mohinī: Comme son nom l'indique, elle est la source de l'intoxication des sens (moha), la confusion des esprits, la perplexité, le pur produit de la māyā de Vishnu pour séduire les asuras sous les traits de la plus belle des femmes et détourner leur attention de l'amṛita qu'Il réservait aux devas.
  • Naciketā: celui qui se voua à la mort pour obéir à l'injonction de son père puis posa à Yama une question fort embarassante à laquelle il essaya de se soustraire: existe-t-on après la mort?   (ma foi il en avait la preuve puisqu'il posait encore des questions)
  • Nakula: fils de Pāndu et Mādrī, engendré par un des jumeaux Ashvins.
  • Nala: fils de Vīrasena, roi des Nishadhas, dont l'histoire est racontée par Brihadashva à Yudhishthira dans le Vāna Parva.
  • Nala et Nīla: deux singes du Rāmāyana.
  • Nandinī: la vache d'abondance de Vasishtha, aussi nommée Kāmadhenu et Surabhi ou fille de Surabhi.
  • Nandu: géniteur de la tribu des bovins, "les heureux". Nandu est le véhicule de Shiva.
  • Nara & Nārāyana: ce sont aussi les noms de deux sages nés de Dharma et son épouse Mati. Leur ashrama situé quelque part au coeur de l'Himalaya, selon certaines source sur les berges du lac Manasarovar au Tibet, selon le Mahābhārata au coeur de l'Uttarkhand, est un lieu de pélerinage très fréquenté par tous les sages, dont Ṡuka le fils de Vyasa.    
  • Nārada: fils de Brahmā, né de son giron ou selon d'autres Purānas de sa gorge. Nārada est le rishi errant de par les trois mondes, la mémoire collective. Il attire la sympathie car il est un fervent dévôt et pourtant c'est un impertinent qui a tendance à parler trop. On raconte qu'à la naissance il reprocha à son père de lui imposer de s'impliquer dans les activités mondaines alors qu'il avait permis à ses frères ainés les 4 Kumaras (Sanata...) de n'en rien faire. Brahmā lui imposa la pénitence de naître parmi les gandharvas et d'être pour un temps un jouisseur impénitent entouré de belles filles. La morale de l'histoire est sans doute qu'il n'y a pas de tâche totalement ingrate et qu'il faut obéir à son père sans discuter.   
  • Pāncāla: nom d'une des branches de la dynastie lunaire. Les Pāncālas sont cinq rois (leur nom dérive du nombre cinq: paṅca donnant penta en grec) issus de deux des fils d'Ajamīdha, qui était lui-même un des fils de Hastin dans la lignée Paurava (cf. Bhāg. Pur. 9.22, Garuda Pur. Acara Kh. 104. 17-24). Brihadishu, fils d'Ajamīdha, est l'ancêtre de la lignée des Pāncālas du sud et Nalini, autre fils d'Ajamīdha, est celui des Pāncālas du nord. Selon une autre version (Agni Pur. 278.20-22) ils seraient tous les cinq frères et issus d'un même fils d'Ajamīdha, nommé Bāhyāshva .Parmi les rois de la lignée des Pāncālas du nord figure Somaka, l'arrière-grand-père de Drupada. Les Pāncālas sont aussi nommés Srinjayas mais il n'y a aucun roi de ce nom dans la lignée.
  • Pāndava: nom de la descendance du roi Pāndu. Les Pāndavas sont au premier chef ses cinq fils: Yudhishthira, Bhīmasena, Arjuna, Nakula et Sahadeva. Par extension le nom désigne leurs alliés pendant la guerre. On ne parle pas de lignée Pāndava car ils furent les héritiers de la lignée Kuru après la guerre.
  • Pāndu: fils d'Ambalika et Vyāsa, dont le nom signifie le pâle. Maudit par Kindama, il fit appel au don de son épouse Kuntī pour qu'elle engendre des fils de différents dieux.
  • Parāṡara: fils du ṛishi Ṡakti et petit-fils de Vasiṣṭha, il est le père de l'illustre Krishna Dvaipāyana   Vyāsa. Il est lui-même l'auteur de l'un des plus anciens Purānas: le Vishnu Purāna qu'il raconte à Maitreya. Plus tard Parāṡara fut aussi le nom d'un des élèves du ṛishi Bāshkala qui avait été celui de Paila, lui-même l'élève de Vyāsa. Ce deuxième Parāṡara nous transmit une partie du Rig Veda (Bhāgavata Purāna 12.6).
  • Parikshit: fils d’Abhimanyu et petit-fils d'Arjuna dans la lignée Kuru.
  • Paurava: nom de la lignée de Pūru, fils de Yayāti, incluant les Kurus et les Pānchālas.
  • Pradyumna: fils de Krishna et réincarnation de Kāma, qui avait été foudroyé par Shiva.
  • Prahlāda: fils du Daitya Hiraṇyakaṡipu, qui était un fervent dévôt de Viṣṇu et en chantant ses louanges s'attira la colère de son père, qui au contraire haissait Viṣṇu et se moquait de lui. Viṣṇu prit la forme de Narasiṁha pour le punir et protéger Prahlāda, dont le nom signifie joie, bonheur (sans doute celle qu'on trouve dans la dévotion). Prahlāda est le père de Virocana (celui qui illumine tout autour) qui lui-même donna naissance au célèbre Bali, lequel était également très pieux et néanmoins devint la victime de Viṣṇu sous la forme de l'enfant brāhmana aux grandes enjambées, Vamana. On voit que les Daityas sont portés à la spiritualité mais ils sont également très orgueilleux. Bali combattit Indra pour lui prendre son royaume et Prahlāda prêta assistance à son petit-fils en "lui donnant la colère". C'est pour lui apprendre la modestie que Viṣṇu enleva à Bali son royaume. De même, si Virocana reçut l'enseignement des Vedas de Brahmā en compagnie d'Indra, il propagea ensuite une doctrine erronée consistant précisément à confondre l'ego avec le soi (ahamkara et ātman).  
  • Prativindhya: fils de Yudhishthira et Draupadī.
  • Prithu (le prolifique): roi mythique vivant au cours de l'ère du premier Manu (Svāyambhuva Manu), qui commença à régner après une longue période où la terre fut sans roi et par conséquent sans loi. Il entreprit de la pourchasser pour la domestiquer puis de la traire; c'est pour cela qu'elle s'appelle Prithiva (la prolifique). Cette action doit être interprétée comme le premier sacrifice. Selon une version de la légende, la déesse Terre lui demanda de lisser le sol avant de la traire, comme c'est l'usage de défricher et lisser une aire plane pour tout sacrifice védique. Le lait est l'offrande de la vache. Il y eut bien sûr beaucoup d'autres Prithu au cours des autres ères (manvantara), notamment dans la lignée d'Ikshvaku.
  • Pulastya: Celui des saptarishis qui nait des oreilles de Brahmā. Il est le père du sage imperturbable Agastya et de Viṡravas (ou Viṡravaṇa : celui à la grande gloire), lui même père du tristement célèbre Rāvana.   
  • Purochana: mauvais conseiller de Duryodana, qui périt dans l'incendie de la maison en bois résineux.
  • Pūru: fils cadet de Yayāti, personnifiant le respect filial. Il accomplit beaucoup de choses.
  • Purūravā: Celui qui pleurait beaucoup, à ne pas confondre avec le précédent bien que son nom dérive de la même racine puru signifiant beaucoup. La nymphe Urvaśi tomba sous son charme et l'épousa. Mais celle qui personnifie la frivolité au paradis d'Indra abandonna Purūravā après un an et il pleura beaucoup. Elle lui revint pour une nuit et lui laissa deux boût de bois pour faire de sacrifices. Il les frotta énergiquement l'un contre l'autre et obtint le feu du sacrifice. Mais cela ne lui rendit pas Urvaśi. On peut considérer que l'invention par Purūravā du sacrifice inaugure le Dvapara-yuga: l'ère du culte intéressé par le profit.            
  • Rādhā: mère adoptive de Karna, à ne pas confondre avec son homonyme, la gopī mythique qui aurait été la seule bien-aimée de Krishna.
  • Raghu: arrière-grand-père du roi Rāma dans la lignée d'Ikshvāku.
  • Rāhu: le Daitya qui se fit couper la tête par Vishnu alors qu’il tentait de boire l’amrita et qui depuis poursuit Surya et Soma pour se venger de l’avoir dénoncé.
  • Rāma: fils de Jamadagni du clan de Bhrigu, dit Parashurāma, incarnation de Vishnu sous la forme d'un brāhmana irrascible armé d'une hache qui extermina 21 fois la presque totalité des kshatriyas en commençant par le puissant Kārttavirya Arjuna. Il offrit la terre à Kashyapa.
  • Rāma: fils de Dasharatha de la lignée royale d’Ikshvāku, incarnation de Vishnu, héros du Rāmāyana. Son nom signifie le charmant, le plaisant, l'aimé.
  • Rāvaṇa: rākshasa (ogre) fils de Vishrāvan, dans la lignée du rishi Pulatsya. Monstre de vanité, qui pour se présenter à Sitā lui dit: "là où je passe le vent se calme, le soleil devient frais comme la lune, plus une feuille d'arbre ne bouge ni l'eau des rivières." (Aranyakhanda section 48 vers 8-9). Puis il enleva Sitā et fut tué par Rāma. La fête de sa mise à mort (dasha-hara), qu'on fait coincider avec celle du démon Maha-asura par Durga, est considérée comme la victoire du Bien sur le Mal. Sans aucun doute faut-il voir en cela une influence biblique, Rāvana jouant le rôle du malin. En effet le Bien et le Mal en tant que principes sont des concepts de la religion de Zaratustra. Dans la religion des Vedas bien et mal ne sont que des adjectifs qualifiant des actes ou plutôt le but qu'ils servent: il suffit pour s'en convaincre de relire la conversation de Krishna et Arjuna à propos du sva-dharma du kshatriya.  Mais la question qu'il convient de se poser est: né sous d'autres cieux ou un peu plus tard Rāvaṇa ne serait-il pas considéré comme un héros? Car il y a en lui du Dom Juan et du héros grec bravant les dieux. Alors bien et mal ne sont-ils tout compte fait que relatifs ou devrions-nous reconsidérer les valeurs des temps modernes?       
  • Rituparna: roi d’Ayodhya qui accueillit Nala et était un expert au jeu de dés.
  • Rohinī: mère de Balarāma et nourrice de Kṛiṣṇa. C'est aussi le nom d'une constellation (Aldebaran), fille de Daksha et épouse de Soma, celle qui préside à la naissance de Kṛiṣṇa durant la septième nuit de lune décroissante du mois de Bhadra (mois lunaire à cheval sur aout-septembre) 
  • Ruci: nom d'un ascète qui refusait de se marier et d'assumer son devoir de générer une descendance, pensant que toute activité matérielle est source de misère. Il fut rappelé à l'ordre par ses ancètres (pitŗis ) qui lui expliquèrent que tout un chacun doit s'acquitter du rituel de fidélité aux ancètres (śrāddha), qui alors sont apaisés et accordent leur grâce à leur descendance.  (histoire racontée entre autres dans Garuda Purāna Acara. Kh. 88 et suivants)     
  • Rudra: Celui qui criait comme un enfant quand Brahmā l'engendra de son front, en proie à la colère. Il engendra les onze Rudras avant de se retirer sous les eaux pour méditer, devenant Shiva.
  • Rukminī: la première épouse de Kṛiṣṇa qui lui donna pour fils Pradyumna.
  • Sagara: roi de la lignée d'Ikshvaku qui voulut faire un grand sacrifice ashvamedha pour affirmer sa suzeraineté et qui perdit tous ses fils à l'activité débordante, au cours de leur quête du cheval qui s'était égaré.
  • Sahadeva: fils de Pāndu et Mādrī, engendré par un des jumeaux Ashvins.
  • Sāmba: fils de Krishna. Il fut à l'origine de la malédiction des Vrishnis à la fin du Mahābhārata.
  • Sampāti: vautour frère de Jatāyu, qui renseigna Hanumān sur le lieu de réclusion de Sītā dans le Rāmāyana.
  • Samshaptakā: nom générique des Daityas incarnés combattant pour les Kauravas au cours de la guerre de Kurukshetra.
  • Sanjaya: fils de Gavalgana et Vidhula, de caste sūta, aurige et conseiller de Dhritarāshtra.
  • Sārana: fils de Vasudeva et frère de Krishna.
  • Satī: fille de Dakksha aussi connue sous le nom d'Uma, qui épouse Shiva puis se donne la mort par le feu (du bucher ou du tapas) parce que son père méprise son époux.
  • Sātvata: branche de la lignée Mādhava différente de celle des Vrishnis. C'est le cinquième descendant de Mādhu par un de ses nombreux fils du nom de Kuruvasha qui lui donna son nom: Mādhu ® Kuruvasha ® Puruhotra ® Anu I ® Ayu ® Sātvata. Ils sont aussi appelés Andhakas, du nom de deux des descendants de Sātvata. C'est la branche des Mādhavas dans laquelle est né Krishna.
  • Sātyaki: voir Yuyudhāna.
  • Satyavān: fil du roi Dyumatsena de Salva, époux de Sāvitrī.
  • Satyavatī: fille d'un roi de Chedi et d'une āpsara transformée en poisson, elle devint la fille adoptive du chef d'un clan de pêcheurs (Vasu Uparicara). Elle fut séduite par un brahmin, Parasara, qui lui donna pour fils Vyāsa. Puis elle devint l'épouse du roi Shantanu et en eut deux fils Chitrāngada et Vichitravīrya.
  • Sāvitrī: fille du roi Ashvapati de Madra, archétype de l’épouse vertueuse et résolue.
  • Śakuni: "celui qui a des compétences" (du verbe śak), fils du roi de Gāndhāra nommé Suvala (ou Subala) et frère de Gāndhārī, l'épouse de Dhritarāshtra. Il était le mauvais conseiller de Duryodhana et un tricheur au jeu de dés. Plusieurs asuras portèrent le même nom.
  • Śalya: roi de Madra, frère de Mādrī la seconde épouse de Pāndu. Il faisait preuve d'une grande sagesse et combattit à contrecœur contre les Pāndavas.
  • Śantanu: fils du roi Pratīpa, descendant de Kuru, père de Bhīshma, Vichitravīrya et Chitrangada, par ses deux épouses Gangā et Satyavatī.
  • Śatānīka: fils de Nakula et Draupadī.
  • Śatrughna: fils du roi Daśaratha et de son épouse Sumitrā, frère de Rāma, Lakshmana et Bharata dans le Rāmāyana, jouant un rôle mineur dans l’histoire. Il administra pour son frère ainé les terres autour de la ville de Mathura.
  • Śikhandīn: réincarnation d'Ambā en enfant androgyne de Drupada, qui naquit en tant que fille et se déguisait en garçon (Udyoga Parva CLXXVIII-XXXII). En fait cette androgynie est une métaphore car, lorsqu'on nomme son amoureux en tant que fille, il s'avère que c'est Salva roi de Saubha, le même qu'au cours de sa vie précédente. Son nom signifie celui qui porte une touffe de cheveux sur la tête, comme un coq.
  • Śeṣa: "ce qui reste" (du verbe śiṣ), le nāga sur lequel repose Nārāyana, et en lequel se résorbe sa conscience de l'univers entre les créations. Il est aussi nommé Ananta, celui qui est sans fin, et s'incarne dans les frères de Rāma ou Krishna (Balarāma).
  • Śini: roi de la lignée Vrishni, grand-père de Yuyudhana.
  • Śivi ou Śibi: nom de deux rois, dont l’un régnait à Aristapura dans la vallée de l’Indus et l’autre à Kāshī. Ce dernier, aussi nommé Ushinara et Vrishadharbha, était renommé pour sa grande sagesse.
  • Śiśupāla: roi des Chedis, fils du roi Damaghoṣa et de Kiriti née Bhoja  (ou de Ṡrutāṡravā sœur utérine de Kuntī –Garuda Pur. Acara. Kh. 139.57), donc cousin de Krishna du côté paternel et d'Arjuna du coté maternel.
  • Shrutakarmā: fils d'Arjuna et Draupadī. Il est aussi appelé Shrutakirti et Chrutakarmā.
  • Shrutasena: fils de Sahadeva et Draupadī. Son nom est aussi écrit Chrutasena pour jouer sur son étymologie.
  • Ṡuka: fils du rishi Vyāsa, renommé pour son intelligence supérieure du contenu des textes spirituels (Vedas, Upaniṣads et Vedanta). Ses conversations avec d'autres sages dans la forêt de Naimiṣa et autres āṡramas des Himalayas sont l'objet de nombreux Purānas.
  • Shukra: fils de Bhrigu, aussi nommé Ushana. Il était le prêtre des Danavas et le père de Davayānī, la première épouse de Yayāti.
  • Shūrasena: roi Yādava, père notamment de Vasudeva et de Kuntī. Son nom est souvent abrégé en Shūra. Sa lignée est bien exposée dans le Garuda Purāna section Acara Kh. 139. et brille autant par ses 5 filles que par ses fils. 
  • Śūrpanakhā: "celle aux grands ongles", la sœur de Rāvana, à laquelle Lakṣmaṇa coupa le bout du nez pour avoir osé faire des propositions indécentes à son frère. Est-il besoin de dire qu'elle chercha à se venger en excitant tous ceux de sa race, les rākṣasas,  à combattre les deux frères? Rāma en tua 14000 dans la forêt de Dandaka avant que Rāvana n'enlève son épouse Sītā.  
  • Sītā: celle née dans un sillon, fille adoptive du roi Janaka, épouse de Rāma de la lignée d’Ikshvāku, incarnation de Shrī.
  • Soma: dieu masculin personnifiant la lune, qui épousa 27 des filles de Daksha, des constellations. A ce titre d'astre de la nuit, il est aussi nommé Chāndra, celui qui luit, et Shashin, Shashanka, celui qui porte la marque d'un lièvre. Mais Soma est surtout la vie, le jus qui monte dans les plantes, la boisson intoxicante (soma-gaja, acid asclepias, chanvre indien) qui aide à oublier les tourments de la vie et donne l'impression d'être en transe. Dans les Upanishads Soma préside au mental parcequ'il est celui qui désire, mais Indra est aussi le mental lorsque celui ci décide.
  • Somadatta: fils du roi Valhika (ou Balhika) et roi du peuple du même nom, séjournant probablement en Bactriane au delà de l'Hindu Kush (actuel Afghanistan) ou en Iran.
  • Somakas, Srinjayas: voir Pānchālas.
  • Subhadrā: fille de Vasudeva et Rohinī, sœur de Krishna et épouse d'Arjuna.
  • Sugrīva: frère cadet de Vāli, le roi des singes dans le Rāmāyana. Rāma prit son parti dans la querelle qui opposait les deux frères depuis une méprise dans le passé, parce que Vāli s'était "approprié" l'épouse de son frère, Tārā. Rāma tua d'une flèche Vāli et rendit son royaume à Sugriva. En remerciment celui-ci se mit au service de Rāma pour l'aider à récupérer son épouse Sītā.  
  • Sumitrā: une des trois épouse du roi Dasharatha, mère de Lakshmana et Shatrughna.
  • Surabhi: fille de Daksha et épouse de Kashyapa, mère des vaches.
  • Susharmān: roi des Trigartas, peuple voisin des Matsyas.
  • Sūta: surnom donné à Ugraṡrava, fils du rishi Romaharṣaṇa qui était lui-même un disciple de Vyāsa. Ce surnom lui est resté parce que c'est souvent à lui que les sages rassemblés dans leur āṡrama au sein de la forêt sacrée de Naimiṣa demandent de leur raconter des histoires édifiantes. Son autre nom Ugra-ṡrava le désigne déjà comme une personne parlant fort ou disant des paroles puissantes. Dans l'introduction du Kurma Purāna c'est Romaharṣaṇa lui-même qui est appelé Sūta, puisqu'au sens commun un sūta est un barde (voir ses autres fonctions dans le lexique des noms communs). C'est l'orateur principal de nombreux Purānas, dont le Bhāgavata et le Shiva ou Skanda-Purāna qu'il raconte à son hôte le rishi Ṡaunaka (fils de Ṡunanaka dont on sait qu'il était prêtre officiant – Angirirasa). On sait seulement de ce Ṡaunaka qu'il habitait cet āṡrama dans la forêt de Naimiṣa  et aimait bien recevoir de svisiteurs qui lui racontaient des histoires. C'est Sauti, fils de Sūta qui raconte le Brahma-vaivarta Purāna à Ṡaunaka. C'est aussi Sūta qui rapporte à Ṡaunaka les propos tenus par les avatāras de Vishnu dans le Matsya et le Kurma Purāna. Dans le Garuda Purāna il rapporte des propos que Brahmā a tenu à Vyāsa et dans l'Agni Purāna les propos d'Agni au mahaṛṣi Vasiṣṭha.       
  • Sutasoma: fils de Bhīma et Draupadī.
  • Svetta: fils du roi Virāta, frère aîné d'Uttara. Il fut le commandant en chef des armées Pāndavas au début de la guerre de Kurukshetra et la deuxième victime, tué par Bhīshma.
  • Tārā: l’épouse de Vāli dans le Rāmāyana; l’épouse de Brihaspati en Indraloka.
  • Tāraka (asura): 1) l'un des trois maîtres de Tripura; 2) le Daitya fils de Vajrānga et petit filsd e Diti, qui se mutilait à titre d'austérité et qui fut tué par Kartikkeya. Son père Vajrānga était un démon symapthique qui demanda comme grâce à Brahma de perdre sa nature surique. Brhamā ne tint pas parole (raconté dans Matsya Purana)
  • Trijatā: la bonne ogresse qui réconforte Sītā dans le Rāmāyana.
  • Tvashtri: l’artificier divin issu de Vishvākarma ou autre nom de ce dernier. Il a fabriqué entre autres vajra, la foudre, pour Indra.
  • Ucchaihshrava: celui qui émet un cri puissant, le roi des chevaux issu de l'amrita.
  • Ugrasena: fils de Ahuka dans la lignée de Vṛiṣṇi et frère de Devaka. Son fils ainé Kaṁsa le détrona sous un prétexte contestable mais il fut restauré sur le trône après que Kṛiṣṇa ait tué Kaṁsa.  
  • Urvaṡī: la plus célèbre des nymphes célestes, préposée par Indra à la tâche de séduction des sages accumulant trop de mérite ascétique. N'ayons pas peur des mots: Urvaṡī est la première parmi les femmes aux moeurs légères. Arjuna fait preuve de beaucoup d'humour en l'appelant mère pour repousser ses avances. Il ne faut pas lui jeter la pierre car comme Mohinī elle est le pur produit de la māyā de Vishnu (dixit Bhāgavata Purāna) . 
  • Uttamaujas et Yudhamanyu: deux princes Pānchālas, mentionnés dans l'Udyoga Parva et le Drona Parva. Ils étaient les amis d'Arjuna et les gardiens des roues de son char durant la guerre.
  • Uttara: fils du roi Virāta, qui combattit les Kauravas avec Arjuna.
  • Vahlika (ou Valhika, Balhika): nom générique donné aux peuples vivant à l'ouest de la vallée de l'Indus, ayant des liens culturels avec ceux du Bhārata-varsha, mais considérés comme des mlecchas. Un roi nommé Valhika était l'un des fils de Pratipa, et le frère du roi Shantanu par son père (ils n'avaient pas la même mère).
  • Vaishampāyana: le disciple de Vyāsa qui raconte le Mahābhārata à Janamejaya.
  • Vāli (ou Vālī, Bāli): roi des singes dans le Rāmāyana.
  • Vālmīki: ascète, inventeur de la poésie puisqu'il prononça le premier shloka, ce qu'il mit à profit en composant ensuite le Rāmāyana. Selon certaines sources il aurait commencé sa vie en menant une carrière de voleur de grands chemins, peut être même était-il un mleccha converti car ses descendants les Vālmīkis font parti des "scheduled castes".    
  • Vāmana: l’enfant nain brahmin, incarnation de Vishnu en tant que fils d’Aditi, qui a vaincu Bali.
  • Vasishtha: le saptarishi né du cerveau de Brahmā.
  • Vasudeva: fils de Ṡūrasena, de la lignée de Vṛṣṇi et de Sāttvata, par son épouse Māriṣā. Il avait cinq sœurs dont Pṛthā (plus tard renommée Kuntī). On l'appelait aussi Ănakadundubhi, sans doute pour rendre hommage à son aieul Dundubhi, ou parce que lui-même avait un point commun avec un gros tambour (son de la voix, ventre) ? Vasudeva était loin d'êtree monogame puisqu'il épousa les sept filles de Devaka qui étaient ses cousines, ainsi que Pauravi, Rohinī, Madirā et quelques autres. Devakī, sa première épouse lui donna 8 fils dont Balarāma et Kṛiṣṇa. Les 6 premiers (Kīrtimat, Suṣena, Bhadrasena, Ṛijudāsa, Sammardana et Bhadra) furent tués par le roi Kaṁsa, qui était un lointain cousin et auquel on avait prédit qu'il serait lui-même tué par un fils de Vasudeva et Devakī. Balarāma fut transferré dans la matrice de Rohinī pour qu'il ne subisse pas le même sort et Kṛiṣṇa naquit bien de Devakī mais fut emporté aussitôt par son père dans un village qui lui appartenait pour être nourri par Yashoda. Celle-ci venait d'accoucher d'une petite fille nommée Māyā qui fut échangée avec Kṛiṣṇa et subit le courrou de Kaṁsa à sa place. (l'histoire est racontée dans tous les Purānas).         
  • Vāsuki: le roi des serpents. Les dieux se servirent de lui comme d'une corde pour baratter la mer de lait.
  • Vibhīṣan: frère de Rāvana. Vibhīṣan était un rākṣasa vertueux qui rejoignit les rangs de l'armée de Rāma.
  • Vicitravīrya: deuxième fils de Shantanu par Satyavatī.
  • Videha: le royaume du roi Janaka, père de Sītā, fondé par le roi Nimi et ayant pour capitale Mithilā. Il était voisin du royaume Kosala du roi Dasharatha.
  • Vidura: frère de Dhritarāshtra et Pāndu, né de Vyāsa et d'une femme shūdra dont on ne dit pas le nom. Il était une réincarnation de Dharma, maudit par un sage. Il est souvent nommé Kshatta.
  • Vikarna: un des frères de Duryodhana, qui seul donna son opinion lorsqu'il s'agit de décider si Draupadī avait été perdue au jeu. Un autre Vikarna était un fils de Somadatta roi des Valhikas.
  • Vinatā: fille de Daksha et épouse de Kashyapa, mère d'Arun et de Garuda, donc de la tribu des aigles et autres oiseaux de proie.
  • Vinda et Anuvinda: deux frères de la tribu Yādava, princes de la ville d'Avanti, aujourd'hui Ujjain en Madhya Pradesh. Deux frères Kaikeyas portaient aussi le même nom, ainsi que deux frères de Duryodhana, mais ce sont les deux Yādavas qui firent principalement parler d'eux.
  • Virāta: roi Matsya, contrée située dans le canton de Jaipur au Rājasthān, dont la capitale s'appelait Bairat. Il accueillit les Pāndavas au cours de la treizième année de leur exil.
  • Vishvakarmā: l’architecte divin qui construisit entre autres Amarāvatī, la ville d’Indra
  • Vishvāmitra: fils du roi Gādhi et petit-fils de Kushika. Il naquit par erreur fils d'un roi car il aurait dû naître fils du brahmin Ricīka et de Satyavatī à la place de Jamadagni, si Satyavatī et sa mère, l'épouse du roi Gādhi, n'avaient échangé leurs potions. Après bien des péripéties il accéda au statut de brahmin.
  • Vishvavasu: roi gandharva, fils de Kashyapa.
  • Vishvedevas: Littéralement l'ensemble des dieux. Mais le mot apparaît souvent dans les textes à la suite des noms des Adityas, Vasus, Maruts, Rudras, Ashvins, et désigne alors tous ceux qui n'ont pas encore été nommés: "vishvedevāh sabhā-sadah" tous les dieux siégeant dans l'assemblée (Bhag. Pur. 9.2.28).
  • Vṛishni: branche de la lignée Mādhava.
  • Vṛishasena: fils aîné de Karna.
  • Vṛitra: fils de Dhanu, Vritra est le Daitya qui couvre (voir racine verbale vṛi dans la liste de noms communs), qui retient les nuages de pluie et cause la sécheresse. C'est pour cela que Vishnu se partage entre Indra, la foudre et la terre pour tuer cet orage. Comment couvre-t-il? Il accomplit des tapas, qui brulent le ciel (d'ou l'expression un ciel de plomb). Mais c'est aussi un brāhmana qui fait de l'ombre à un kshatriya nommé Indra. Le kshatriya est vainqueur mais doit payer le blasphème commis. 
  • Vyāsa: auteur du Mahābhārata, dit Krishna-Dvaipāyana ( le noir - né sur l'ile). C'est un rishi divin, né sur terre en tant que fils de Satyavatī et du brahmin Parāṡara pour écrire la grande histoire des Bhāratas. A ce titre, il intervient à tous les moments décisifs pour infléchir son cours.
  • Yajnavalkya: littéralement celui qui parle du sacrifice (voir brihad 2 et 4, jābāla, yajnavalkya-upanishad). C'est un grand sage parmi d'autres qui était l'élève du précédent (Vyāsa) et le fils du roi Devarāta. On dit que mécontent de l'enseignement du Yajurveda qu'il avait reçu, il se tourna vers le soleil pour en recevoir un plus satisfaisant pour son intelligence (Bhg. Pur XII.6.62). L'idée est simple et étroitement liée à celle de la Gītā section 2. Le Yajurveda enseigne la science des sacrifices, des lois établies par les shrutis des Vedas et les smritis de la tradition dans le but de prospérer et d'atteindre le paradis. Yajnavalkya préfère faire appel à son intelligence pour comprendre le sens des mots sacrifice et devoir. Ce qui ne l'empèche pas dans le Garuda Purāna de faire un exposé des règles de conduite traditionelles, équivalentes aux Manu-smritis.      
  • Yādavas: Les descendants de Yadu. L'aîné Kriostā des fils de Yadu avait laissé une descendance, qui avait échappé au grand massacre des kshatriyas par Parashurāma. Ils constituaient la branche principale des Yādavas. Elle bifurque après le roi Vidarbha, qui eut plusieurs fils dont l'un engendra la lignée des Chedis, puis après le roi Madhu qui engendra les Mādhavas.
  • Yadu: fils aîné de Yayāti, désavoué par son père. De ses cinq fils naquirent trois dynasties: les Yādavas, les Mādhavas et les Chedis.
  • Yama: un des lokapālas, le seigneur du domaine des morts, fils de Sūrya par son épouse Prabhā (la venue de la lumière, i.e. l'aurore) . Il est souvent assimilé à tort avec Kāla, le Temps, et Mrityu, la Mort.
  • Yamunā, sœur jumelle de Yama, rivière dont la source se trouve à Yamnunotri dans l'Uttarkhand, qui arrose entre autres Indraprastha (Delhi) et Mathura, avant de rejoindre Gangā au confluent (sangam) de Prayag (aujourd'hui un quartier de la ville d'Allahabad). Parmi les rivières sacrées personnifiant des vertus, Gangā, Yamunā et Sarasvatī forment une triade dont la réunion à Prayag symbolise celle des "faces" de Shakti. Gangā est traditionnellement associée à Shiva, Sarasvatī à Brahmā et Yamuna à Krishna: ses berges à Vrindavan sont le sites de la rāsa līlā de Krishna avec les gopīs.
  • Yashodā: mère nourricière de Kṛiṣṇa.
  • Yayāti: roi ancestral de la lignée lunaire, aussi nommé Kasha, fils de Nāhusha. Les fils de Yayāti par sa deuxième épouse Sarmishtā étaient Drahyu, Anu et Pūru et ses fils par sa première épouse Devayanī étaient Yadu et Turvasu. Les descendants de Pūru sont les Pauravas, ceux de Yadu les Yādavas, ceux de Drahyu les Bhojas et ceux d'Anu les Mlecchas. Turvasu du fait de la malédiction jetée sur lui par son père n'eut pas de fils.
  • Yudhamanyu: prince Pānchāla frère d'Uttamaujas.
  • Yudhishthira: fils aîné de Pāndu et Kuntī, engendré par Dharma. Ses autres noms courants sont: Ajātashatru, celui qui n’a pas d’ennemis; Dharmarāja, le roi juste.
  • Yuyudhāna: roi des Vrishnis. Les Vrishnis sont un clan des Mādhavas, qui sont eux-mêmes les membres d'une branche de la lignée Yādava. Yuyudhāna (le guerrier) avait pour autre nom Sātyaki (voué à la vertu ou à la vérité). Il était le fils de Satyaka et le petit-fils de Shini. Mais il n'était pas un Sātvata comme Krishna.
  • Yuyutsu: frère des Kauravas, né de Dhritarāshtra et d'une servante. Il combattit avec les Pāndavas contres ses frères durant la guerre.